L’UTBM et l’université de Taiwan d’accord pour délivrer un double diplôme

Il souhaitait valider son parcours par un diplôme reconnu en Asie : sous l’impulsion de Sébastien Montella, étudiant ingénieur en informatique, l’UTBM et l’université de Taiwan ont créé les conditions donnant à leurs étudiants la possibilité d’obtenir un double diplôme, un sésame précieux pour ouvrir des portes vers une carrière internationale.

Sébastien Montella a la bougeotte. A peine rentré de l’université de Shanghai où il vient d’effectuer un échange de six mois, il est prêt à refaire ses valises pour retrouver le Monde chinois. Dans l’idée cette fois d’y rejoindre la prestigieuse université nationale centrale de Taïwan (NCU, pour National Central University), et d’y obtenir un diplôme. Nous sommes alors en 2015. Le projet est fort bien accueilli par l’administration de l’UTBM, qui entretient des relations soutenues avec l’université taiwanaise sous couvert d’une convention de partenariat signée cinq ans auparavant, et qui ne demande pas mieux que d’encourager le parcours d’un étudiant particulièrement motivé et présentant tous les atouts pour réussir.

C’est le point de départ d’une proposition qui emporte l’adhésion de l’université chinoise. Créer un double diplôme renforcera les liens entre les deux établissements, et surtout apportera un atout supplémentaire au curriculum vitae de leurs étudiants respectifs. « L’UTBM se classe au cinquième rang des écoles d’ingénieurs françaises pour son dynamisme à l’international. Mais il est important qu’elle accentue encore cette dimension, qui représente un véritable enjeu pour l’avenir de ses étudiants comme pour son propre rayonnement », confie Niu-Niu Duplain, dont le développement à l’international constitue une partie de la mission à l’UTBM, la seconde étant consacrée à l’enseignement de sa langue natale, le chinois.

Un billet pour Taiwan

Le projet est sur les rails. Sébastien Montella n’attend pas l’aboutissement des formalités administratives pour trouver un laboratoire d’accueil à Taiwan et y préparer son master, avec l’assentiment des universités soeurs. Le double diplôme est officiellement créé à la rentrée 2017, coïncidant presque jour pour jour avec… son retour ! Flash back. « Je suis arrivé à NCU en août 2016. Au laboratoire d’informatique, j’ai tout de suite bénéficié d’un bureau et d’un ordinateur attitrés. Et tout de suite aussi je me suis mis au travail… Là-bas on suit les cours et on mène des recherches en parallèle, je n’étais pas préparé à cette façon de travailler. » Ni à être convoqué avec d’autres étudiants pour un meeting à une heure du matin !, une anecdote que le jeune homme raconte avec le sourire. « On nous demandait beaucoup, mais nous avons appris beaucoup également, et l’entraide entre collègues était exemplaire. »

De retour sur le sol comtois en août dernier, Sébastien Montella a devant lui encore un semestre de cours à l’UTBM et un stage de six mois, qui le mèneront au terme de ses études. Quelle destination de prédilection pour ce nouveau stage ?… « Les États-Unis ! C’est un pays d’un intérêt capital par rapport au domaine que j’ai choisi. Et puis j’aime voyager, regarder les gens vivre et voir les choses sous un angle différent. » S’imprégner de la culture d’un pays, découvrir sans porter de jugement sont de vraies lignes de conduite pour lui, qui souhaite privilégier le contact avec les gens dans son métier et pour cela devenir ingénieur-manager.

Sa curiosité bienveillante autant que son intérêt professionnel le ramèneront sans doute un jour sur le sol chinois, à Pékin précisément, où il veut peaufiner sa maîtrise du chinois. « A Taiwan, c’est la langue traditionnelle qui domine, alors que la Chine continentale a plus largement adopté le chinois simplifié, il est important de mieux le connaître aussi. »

Ce n’est sans doute pas Niu-Niu Duplain qui se plaindrait d’un tel choix, elle qui se félicite de la prise de conscience et de l’envie des étudiants d’apprendre une langue désormais incontournable sur la scène industrielle internationale. « Aujourd’hui à l’UTBM, c’est la langue la plus demandée par les élèves. Au fil des années, nous avons pu développer trois cours différents, ce qui nous permet de travailler en groupes et d’adapter l’enseignement au niveau de chacun. » Pour sa part, Sébastien Montella possède aujourd’hui une solide connaissance du chinois, à l’écrit comme à l’oral, une maîtrise évidemment renforcée par le bain linguistique et l’imprégnation culturelle dont il a bénéficié. Au terme de son cursus, il obtiendra le diplôme d’ingénieur en informatique de l’UTBM et le master Computer science and information engineering de NCU, devenant ainsi le premier étudiant de l’UTBM à obtenir un double diplôme avec un établissement d’Asie du sud-est.

Crédits

Un article de : Catherine Tondu
Crédits photos : UTBM / DR

 

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