Accords de bon ton pour le Big Band

Plaisir de jouer et convivialité donnent le la au Big Band de l’UTBM. Pas moins de vingt musiciens s’accordent à exécuter des partitions piochées dans des répertoires variés, adaptées à leur ensemble. Ces étudiants troquent leurs stylos pour leurs instruments le temps de concerts qui rythment agréablement la vie de l’établissement.

Un ensemble au diapason

Ils ont la mélodie d’Over the rainbow dans un coin de la tête et les accords d’In the mood au bout des doigts. Pourtant les musiciens du Big Band de l’UTBM n’ont pas que le jazz des origines comme source d’inspiration. Ils choisissent d’ouvrir leur répertoire à d’autres formes musicales pour s’adapter à la fois à leur formation et à leur public.

Car si le Big Band compte par essence un grand nombre de musiciens, il doit, à l’UTBM comme dans les autres formations universitaires de ce genre, se mettre au diapason des instruments qui le composent et s’adapter au rythme de la succession des étudiants qui le rejoignent chaque année. Un savant compromis, mais qui oserait prétendre que la musique est un exercice facile ? Et pour charmer toutes les oreilles de son public, le Big Band sait sortir des sentiers tracés par le jazz classique pour emprunter aussi au funk et à la musique populaire.

Alexis Pignol partage cette année la direction de l’orchestre avec Cédric Million, appelé en stage au premier semestre, et qui reprendra sa baguette de chef en février. « La formation n’est pas une formation professionnelle et le public n’est pas un public forcément sensible au jazz classique. Notre objectif est de prendre plaisir à jouer ensemble et à faire plaisir à tous ceux qui nous écoutent », souligne Alexis. Tous les talents sont les bienvenus, et les morceaux sont choisis et adaptés à la formation de l’orchestre, avec une compétence et une rigueur, elles, toutes professionnelles.

L’orchestre compte cette année vingt musiciens. Trompettes, trombones, saxophones, clarinettes et flûtes se partagent les pupitres des instruments à vent ; guitares, basses, claviers et batterie composent la section rythmique. Si la flûte, tout comme d’ailleurs la clarinette, ne figure pas dans la liste des instruments d’un Big Band classique, elle peut assurer avec brio une partie habituellement jouée par un saxophone.

Les répétitions de l’orchestre ont lieu au minimum une fois par semaine dans un local mis à disposition par l’UTBM. Le Big Band est l’une des activités proposées par l’AE, l’association des étudiants, qui y a installé à ses frais une batterie et des claviers, définitivement compliqués à transporter. Les autres instruments sont la propriété des musiciens, et se promènent dans leurs étuis aux côtés des sacs de cours dans les couloirs de l’UTBM en attendant l’heure de la répétition. Tout étudiant intéressé peut rejoindre le Big Band dès lors qu’il a acquis sa carte de membre à l’association. Le deuxième semestre va commencer… à vos pupitres !


 

 

Les instruments savent aussi se substituer habilement à la voix, une modulation précieuse compte tenu des difficultés à recruter des chanteurs. « Cela fait partie du travail de chef de chercher des partitions qui vont coller à la formation, et de procéder à quelques arrangements. Certains chefs vont même jusqu’à réécrire certains morceaux. » Stevie Wonder, The Jackson Five ou encore Guns N’Roses entrent ainsi dans un répertoire éclectique et intelligemment construit, qui à un moment ou à un autre trouvera un écho auprès du public, et dans tous les cas sonnera juste.

Deux concerts officiels ont ponctué le premier semestre du Big Band, accompagnés de l’excitation et de la pression qui caractériset toute manifestation d’envergure : la cérémonie de remise des diplômes de l’UTBM à l’Axone à Montbéliard en novembre dernier, et un grand concert commun aux Big Bands des trois universités de technologies de l’hexagone, Compiègne, Troyes et Belfort-Montbéliard, le Trib’UT, donné en novembre également, à Troyes. Prochain rendez-vous à inscrire dans les agendas : le FIMU de Belfort, programmé du 2 au 5 juin 2017.

 

Crédits

Un article de : Catherine Tondu
Crédits photos : UTBM/DR

 

 

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