Enquête emplois UTBM

Emploi, insertion : les bonnes notes de l’UTBM

Insertion professionnelle rapide, carrière à l’étranger, salaires : les diplômés de l’UTBM sont bien intégrés dans le monde économique ainsi que le prouve la dernière enquête insertion et emploi. Les chiffres et les analyses, c’est par ici.

Les étudiants de l’UTBM peuvent être rassurés. Dans un contexte économique plutôt maussade, leur formation leur assure de trouver du travail rapidement, et dans de bonnes conditions. C’est ce qui ressort de la dernière enquête emploi et insertion conduite au mois de mars. 1391 ingénieurs diplômés de 2012 à 2014 ont répondu à un questionnaire commun aux grandes écoles françaises.

Première bonne nouvelle : 82 % des élèves interrogés diplômés en 2014 travaillent six mois après l’obtention de leur diplôme. Un chiffre en hausse de deux points par rapport à 2013.
Encore mieux : ils mettent en moyenne (et seulement) 1,1 mois à décrocher un premier job (contre 1,3 mois en 2013). La clé du succès ? « Le stage long est un moteur pour décrocher un emploi », assure Jérôme Horlacher, responsable de l’enquête. En effet, 46,5% des diplômés ont signé leur premier contrat dans l’entreprise où ils ont fait leur stage de fin d’études. Il faut dire que le cursus UTBM met le paquet sur les stages. « En cumulé, les étudiants passent plus d’un an en entreprise pendant leur cursus (plus de 1500 étudiants partiront en stage au cours de l’actuelle année universitaire). Ils sont encadrés par une équipe associant enseignants, chercheurs, une part significative d’intervenants issus des entreprises et des gestionnaires administratifs dédiés. Cet équilibre constitue encadrement stimulant, dont les diplômés UTBM on su tirer profit dans leurs parcours », constate Jérôme Horlacher.

Téléchargez la synthèse de l’enquête

Et les femmes ?

Les femmes sont encore nettement minoritaires dans les rangs de l’UTBM. Seules 14% des diplômés entre 2012 et 2014 étaient des filles. Et alors que l’établissement s’efforce de favoriser la mixité, « sur les dernières années la proportion de femmes diplômées a diminué », regrette Jérôme Horlacher qui peine à trouver des explications à cette tendance. A noter que ces dames plébiscitent deux départements en particulier : ergonomie design et ingénierie mécanique (23,5% des diplômés) et ingénierie management des systèmes industriels (16,5% des diplômés).


Des emplois stables et bien rémunérés

Autre point positif : les ingénieurs sont relativement peu touchés par la précarité à la sortie de l’école. 79 % des diplômés en 2014 ont décroché un CDI, un chiffre en légère hausse par rapport à 2013. Et cette proportion s’accroit au fil des années. Par exemple, 86,5 % des diplômés en 2012 travaillent aujourd’hui en contrat à durée indéterminée. Côté salaires, la rémunération du premier poste était en moyenne de 36.300 € bruts annuels pour les derniers diplômés, à peine moins qu’en 2013. A noter que la part des primes est aujourd’hui plus importante dans la première rémunération (9% en 2014 contre 6,5% en 2013). « Cela démontre le niveau d’exigence des entreprises qui attendent de leurs salariés qu’ils soient performants et rapidement opérationnels», analyse Jérôme Horlacher.

Cap sur l’étranger

Jerome Horlacher L’UTBM se distingue des autres écoles partenaires de cette enquête par le nombre important d’étudiants qui travaillent à l’étranger à l’issue de leur formation. En effet, sur les trois dernières promotions de diplômés, 21 % sont en poste à l’international. « Ce n’est pas un hasard. Nous sommes à proximité immédiate de la Suisse et de l’Allemagne », observe Jérôme Horlacher. Après l’Europe, de plus en plus d’ingénieurs font également le choix de partir s’installer en Asie, damant le pion à l’Amérique du Nord en termes de débouchés. « Cela s’explique notamment par la mise en place du partenariat avec l’Université de Technologie Sino-Européenne à l’Université de Shanghai en 2005 », précise le responsable de l’enquête. Et pour ceux qui restent en France, l’ouverture est primordiale puisque près d’un étudiant sur deux, diplômé en 2014, a une mission liée à l’international.

La touche locale

La région est loin d’être délaissée cependant puisque 29% des interrogés travaillent à moins de 200 km de l’UTBM et 17% à moins de 100km, dans la zone Belfort-Montbéliard et dans le Haut-Rhin principalement. « Les étudiants profitent de l’ écosystème technologique local structuré autour de géants tels que Peugeot, Faurecia, General Electric ou Alstom… », constate Jérôme Horlacher. L’industrie fait en effet encore les beaux jours des diplômés : 58% travaillent dans ce secteur, surtout l’automobile, l’énergie et l’aéronautique. De plus en plus optent pour le luxe et l’horlogerie.

Et les services gagnent du terrain petit à petit. « C’est une tendance lourde sur les dix dernières années», note Jérôme Horlacher, « Elle s’explique par la demande et par la structuration même des secteurs d’activité. Même si le secteur des études est très largement imbriqué au secteur secondaire (la frontière entre industrie et services y est souvent extrêmement ténue). D’autre part, l’UTBM a élargi et adapté son offre de formations à de nouvelles filières».

Enfin, un chiffre sans doute important et qui démontre la qualité de la formation dispensée à l’UTBM : 87% des interrogés estiment que leur emploi est en adéquation avec leur formation et 83 % jugent que leur formation est en adéquation avec le secteur où ils travaillent. Qui dit mieux ?



Crédits

Un article de : Eléonore Tournier
Crédits photos : UTBM /DR

  

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