Jérémy Méchinaud : De l’électricité dans l’air

Côté cour – Le courant continu

Avec Jérémy Méchinaud, le courant passe… C’est lui qui, en effet, a depuis 2013 la responsabilité de la maintenance, des installations, des réparations et des rénovations électriques à l’UTBM. L’électricité fait partie de son quotidien, y compris sur son temps libre, durant lequel il aime aussi gratter ses guitares électriques.

Jérémy Méchinaud affiche presque 10 ans d’activité au compteur à l’UTBM. Ce jeune homme de 30 ans est en effet arrivé dans l’établissement en juin 2007. D’abord embauché en tant que contractuel, il a passé le concours interne l’année suivante et obtenu sa titularisation en 2009. Auparavant, ce jeune homme originaire de Champagny, en Savoie, avait décroché son BEP puis son bac pro « électrotechnique, énergie, équipements communicants » au lycée professionnel Bartholdi de Lure, en Haute-Saône. Son diplôme en poche, il avait aligné plusieurs missions d’interim durant un an, d’abord dans une entreprise d’électricité générale, Haefeli Zimmerlin, à Lure, puis, toujours dans la même ville, dans une entreprise de travaux publics, SMBTP (Société moderne de bâtiments et de travaux publics), avant de rallier l’UTBM au poste d’exécutant électricien.jeremy_mechinaud_utbm2

C’est en 2013 qu’il gagne ses galons de chef d’équipe électrique, fonction qui l’amène, au sein du service patrimoine, à s’occuper de toute la maintenance et de toute la rénovation électriques : du changement des ampoules à la rénovation complète de locaux ou d’espaces – comme ce fut le cas en mai dernier pour la galerie de liaison qui rallie le bâtiment principal de Sevenans, dit le pont, à la Rotonde qui abrite notamment le laboratoire de recherche IRTES-M3M -, en passant par du câblage ou l’installation de salles.

Des missions qui sont dans « la lignée de [sa] formation », souligne-t-il. Et de ses passions. « Depuis tout petit, j’ai toujours aimé bidouiller l’électricité », aime-t-il raconter. « Et j’ai toujours aimé la musique aussi, ce qui m’a conduit notamment à la guitare électrique. » La formation était la suite logique, formation qui lui a d’autant plu qu’au-delà « des fils, il y a aussi de la programmation derrière », s’amuse-t-il encore.

De la préparation des plans aux relations avec les fournisseurs

Cette « programmation », il la retrouve dans ses missions actuelles qui vont au-delà du simple achat de câbles, d’ampoules ou de LED pour que l’UTBM soit sous la lumière au quotidien… L’électricien est ainsi en charge, en amont, d’initier, préparer, organiser ces installations, jusqu’à les superviser ensuite durant les chantiers. Quel que soit le projet, le chef d’équipe s’attaque donc aussi bien aux calculs de puissance, qu’au dimensionnement des câbles, aux plans et schémas, aux relations avec les fournisseurs, du devis jusqu’à la réception et à la vérification du matériel. Ce à quoi s’ajoute une mission de management – puisque celui-ci a une personne sous sa responsabilité – et le contrôle régulier des locaux qui abritent les transformateurs électriques, sur l’ensemble des sites (trois sur Sevenans, deux sur Montbéliard et deux sur Belfort).

 L’avantage ici par rapport au privé, c’est que l’on arrive à faire bien son boulot sans être bousculé, du travail de qualité et pas à ‘l’arrache’ ! Résultat, quand les organismes de contrôle passent, ils ne trouvent rien à redire… »

jeremy_mechinaud_utbm5Un travail complet qu’il est loin de trouver ennuyeux, car Jérémy Méchinaud aime aussi réaliser ses chantiers en faisant travailler un peu sa créativité. « Dans l’éclairage, on peut s’amuser pas mal maintenant, avec les LED par exemple. Au-delà des prix, je regarde d’ailleurs aussi l’esthétique. Et cela m’amène aussi à me déplacer chez les fournisseurs, dans les salons pour voir les nouvelles gammes, prendre directement contact avec les fabricants, etc. »

Un travail qui le met en relation avec tous les services de l’UTBM

Ce contact permanent, il le retrouve aussi au sein de l’établissement puisque son travail le met en relation avec tous les services de l’université. Car « il faut définir avec eux leurs besoins », précise encore le chef d’équipe. « On côtoie un peu tout le monde, et c’est sympa car on n’est pas enfermé dans un bureau. »

Ses compétences peuvent être également sollicitées dans le cadre d’événements festifs, à l’instar du Festiv’UT. Événement annuel où le courant passent autant entre les artistes qui s’y produisent et les « invités », qu’à travers les câbles qu’il est chargé d’installer avec son assistant.

Presque dix ans après son arrivée à l’UTBM, l’électricien dit toujours éprouver le même plaisir dans son travail, même quand les chantiers sont importants ou les délais très courts. Au-delà du gros chantier qu’a constituée la rénovation de la galerie de liaison (désormais aux couleurs du Grand Bleu), Jérémy Méchinaud a aussi, par exemple, géré la transformation de l’ensemble des têtes d’éclairages du parking extérieur du site de Belfort. Un travail qui concernait quelque 120 luminaires pour un budget d’investissement de l’ordre de 40 000 euros. Et rien de plus satisfaisant, poursuit l’électricien, « quand tout fonctionne et quand les gens sont contents ! ».

Quand on lui demande d’ailleurs s’il compte rester à l’UTBM, c’est sans hésiter qu’il répond « si je peux rester, oui ! ». « On a du matériel, quand on a besoin de quelque chose on l’obtient, c’est un beau cadre, une belle école et les gens sont sympas ! De plus, la personne qui nous gère nous laisse beaucoup d’autonomie. Elle nous fait confiance. Et l’avantage ici par rapport au privé, c’est que l’on arrive à faire bien son boulot sans être bousculé, donc du travail de qualité. Résultat, quand les organismes de contrôle passent, ils ne trouvent rien à redire… 

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Côté jardin – Quand la musique est bonne

Des passions ? La musique. J’ai commencé très tôt, à sept ans, avec des cours particulier de synthétiseur. C’est mon parrain qui m’y a initié. J’en ai fait pendant sept ans. Je me suis aussi mis à la guitare il y a quatre ans, grâce à un collègue, batteur, qui a commencé à m’apprendre à me servir de l’instrument. Et à 16 ans, j’avais également commencé à mixer sur platines vinyles. J’ai cinq guitares, deux acoustiques, une électro-acoustique et deux électriques, trois tables de mixage et quatre platines CD ! Je joue de tout : du classique, du rock, du twist, des musiques actuelles… Mais j’ai une préférence pour jouer les musiques de Jean-Jacques Goldman ! J’aime particulièrement les morceaux « Juste après » et « Je voudrais vous revoir ». Et j’aime beaucoup le personnage, qui a beaucoup composé et a su rester simple.

J’ai mixé au Gala 2010 des sept péchés capitaux à l’UTBM. Les étudiants étaient tellement contents qu’ils sont venus se prendre en photo avec moi ! J’ai passé un super moment, même mieux qu’en discothèque »

jeremy_mechinaud_utbm4Vous composez et vous vous produisez ? Je joue pour moi. Je n’arrive pas à jouer devant un public, même si j’aimerais bien. La seule fois où j’ai joué devant du monde, c’était de l’orgue à la communion de mon frère. C’était il y a 17 ans et j’en avais 13. J’ai apprécié mais tremblé comme une feuille. Et j’arrive à composer de la musique, mais pas avec du texte. C’est une véritable satisfaction quand on arrive à composer un morceau ! En revanche, j’ai déjà mixé plusieurs fois en discothèque. C’est plus facile car les gens dansent et ne regardent pas (rires) ! Et quand on est vraiment dedans, on a l’impression d’être tout seul. Et je l’ai fait au Gala 2010 des sept péchés capitaux à l’UTBM. Les étudiants étaient tellement contents qu’ils sont venus se prendre en photo avec moi ! J’ai passé un super moment, même mieux qu’en discothèque.

Que trouvez-vous dans la musique ? Ça détend ! En général je fais une demi heure à une heure de guitare ou de synthé tous les soirs avant d’aller me coucher. En ce moment, j’essaie d’apprendre à jouer des morceaux de Lilian Renaud, un Franc-Comtois qui a remporté en 2014 la quatrième saison de The Voice.

D’autres centres d’intérêts ? L’informatique. J’aime chercher, bidouiller, réinstaller des systèmes, changer des pièces défectueuses, des barrettes mémoire, des cartes graphiques, etc. J’adore chercher la panne ! Je le fais beaucoup pour les amis. Depuis que je suis à l’UTBM, je travaille en lien avec le service informatique. Avec eux, j’ai pu apprendre à mes heures perdues.

 

Crédits

Un article de : Camille Pons
Crédits photos : Samuel Carnovali

 

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