Le nouveau datacenter de l’UTBM sera puissant, écologique et pédagogique

Pionnière dans le monde universitaire Franc-Comtois, l’UTBM se dote d’un nouveau centre de traitement des données informatiques. Installé sur le campus de Belfort au sein de Techn’hom, il doit améliorer la sécurité tout en étant respectueux de l’environnement.

Le 20 décembre, un datacenter de nouvelle génération va entrer en fonctionnement à l’UTBM. Progressivement, et jusqu’à la bascule définitive fin février, il deviendra le centre névralgique de l’outil informatique : il alimentera l’ensemble des 1200 postes de travail, sur lesquels travaillent quelque 3000 utilisateurs, étudiants ou salariés.

Répondre aux préconisations de Bruxelles

C’est dire l’importance vitale de cet équipement, dont le projet de modernisation date de deux ans.“Nous devions faire évoluer les trois salles machines de l’UTBM”, explique Dominique Dal Ponte, le responsable du pôle Infrastructures de la direction des systèmes d’information (DSI). “D’abord pour sécuriser et moderniser nos installations, qui étaient vieillissantes et donc plus sensibles aux risques de pannes. Ensuite pour répondre aux préconisations européennes, qui visent à réduire l’impact écologique des salles machines. Cela passait inévitablement par un travail de rationalisation et de modernisation de nos infrastructures”.

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Des solutions techniques innovantes Plus cool, le free-cooling !

Pour une fois que le rude climat franc-comtois se révèle être un avantage ! C’est en effet l’air extérieur qui sera utilisé pour refroidir les machines du nouveau datacenter de l’UTBM. Cette technique nommée “free cooling” est couplée à un système classique de refroidissement. Elle permet pendant plus de la moitié de l’année, d’extraire à moindre coût la chaleur émise par le datacenter. Cela permettra ainsi de réduire fortement le coût d’exploitation.

En parallèle plusieurs solutions techniques ont été mises en œuvre tels que l’utilisation d’un onduleur modulaire à fort rendement, d’un système de refroidissement optimisé au niveau de l’ensemble des baies serveurs….


Un datacenter moins impactant

Les centres de traitement de données informatiques d’ancienne génération ne sont en effet pas des modèles en terme de développement durable. Il faut par exemple autant d’énergie pour refroidir les machines que pour les faire fonctionner ! D’où l’absolue nécessité, pour le bien de la planète, d’abaisser l’impact environnemental et les coûts de fonctionnement, en optimisant et rationalisant l’ensemble des serveurs d’une part, et en concevant d’autre part une “salle des machines” plus propre, plus verte (lire ci-contre).

La puissance de 60 KW pourra être doublée

Le nouveau datacenter est installé sur 140 m2, dans un sous-sol sécurisé du bâtiment B à Belfort. Il remplacera dès sa mise en service, les trois salles informatiques existantes, et fédèrera toutes les infrastructures informatiques de l’UTBM. Dans sa version de base, Il pourra héberger 60 KW de puissance informatique. “Cependant, tout est dimensionné au niveau de la salle pour que la capacité puisse être doublée en fonction des besoins”, précise Dominique Dal Ponte.

Proche du réseau régional universitaire SequaNETDSC_8031

L’emplacement du nouveau centre de données n’a pas été choisi au hasard. Il bénéficie de la proximité d’opérateurs et entreprises informatiques importantes sur la zone industrielle du Techn’hom. Il est également proche du point d’accès régional de SequaNET, le réseau informatique mutualisé entre l’UFC et l’UTBM.

Dominique Dal Ponte le rappelle : “L’informatique, de nos jours, doit être disponible à 100 % et 24 heures sur 24. Grâce à ce nouvel outil, plus fiable et plus moderne, nous allons pouvoir répondre à cet impératif”. Le responsable souhaite également introduire une dimension pédagogique à ce projet en proposant aux étudiants des visites ou des études plus complexes sur les solutions techniques utilisées dans le datacenter.

Plusieurs travaux sont déjà en cours avec le département Energie. “Nous travaillons notamment avec M. Garret sur une éventuelle récupération de la chaleur produit pour réchauffer le bâtiment”, conclut Dominique Dal Ponte.

Crédits


Un article de : Serge Lacroix
Crédits photos : UTBM / Serge Lacroix et Francois Jouffroy
Contacter la DSI de l’UTBM : dsi@utbm.fr

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