Bilan IRTES 2013 : des indicateurs au top de leur forme

L’IRTES dispose d’une flotte de quatre véhicules instrumentés permettant une recherche sur le véhicule autonome

Former à et par la recherche, valoriser la production des savoirs, favoriser le transfert de technologie et appuyer le secteur socio-économique comptent parmi les missions principales d’une unité de recherche. Au regard de son bilan 2013, l’IRTES semble plutôt bien remplir ces missions. Le montant des programmes de recherche bipartite contractualisés avec un partenaire industriel a ainsi augmenté d’un quart en un an, et le nombre de publications scientifiques internationales de 36 % sur les deux dernières années.

C’est « du jamais vu », commente le directeur de l’unité, Ghislain Montavon. En recensant 95 publications l’an passé, contre 85 l’année précédente, l’IRTESaffichait en effet un « record » en matière de publications, 60 % d’entre elles étant des publications cosignées avec des laboratoires étrangers, signe aussi d’une ouverture à l’international. Autre chiffre « record », celui des citations, puisque l’on en comptabilisait près de 1300 dans l’année, citations qui correspondent à des références faites à des travaux des chercheurs de l’IRTES dans des articles écrits par des chercheurs d’autres laboratoires et publiés dans des journaux internationaux à comité de lecture.

 « Entre 3 et 4 articles citent chaque jour des articles de l’IRTES »

Une augmentation de 15 % par rapport à 2012, soit, fait remarquer le directeur, « entre 3 et 4 articles qui citent chaque jour des travaux de chercheurs de l’IRTES ! ». Alors, certes, « pas question d’autosatisfaction, ni bien entendu de s’auto-évaluer, rôle qui revient à l’AERES*, ni même de se comporter en intégriste des indicateurs, car à ces données bibliométriques quantitatives, il faut toujours adjoindre les aspects qualitatifs. Mais ces progressions illustrent le dynamisme des équipes ».

117 partenaires industriels…

Ce dynamisme est également visible au travers des financements obtenus dans le cadre de contrats de recherche contractualisés avec un partenaire industriel. Ces financements ont en effet progressé d’un quart par rapport à l’année 2012, portant les financements à plus de 2,5 millions d’euros en 2013. Ils ont par ailleurs doublés depuis 2008.

Et sur les 117 partenaires recensés en 2013, dont 22 basés à l’étranger, l’IRTES compte comme partenaires de grands groupes : Safran et General Electric Energy cumulent à eux deux 530 000 euros de financements directs et sont suivis de « près » par des entreprises telles Alstom Transport, PSA ou encore EADS.

revetement_torche_plasma
Revêtement projeté par torche à plasma à la surface de cylindres d’un bloc moteur automobile

… Dont les deux tiers sont des « fidèles »

Sur ce nombre, plus des deux tiers sont d’ailleurs des « fidèles », observe Ghislain Montavon. Indicateur « d’autant plus intéressant, analyse-t-il, que l’on sait aujourd’hui que la recherche se joue a minima à l’échelle européenne et qu’un grand compte n’hésitera pas à se tourner vers un laboratoire étranger si cela répond de manière plus pertinente à son besoin ». Bref, la proximité n’étant pas le seul critère à influer sur ces partenariats et « la bonne mine des chercheurs » encore moins, on peut donc supposer que ces partenaires reconnaissent la qualité du travail mené dans l’unité de recherche.

Quelques chiffres clés

  • 2 505 397 euros ont été obtenus dans le cadre de programmes bipartites menés avec un partenaire industriel, soit une augmentation de 25,8% par rapport à 2012
  • Les financements dans le cadre de recherches bipartites contractualisées avec un partenaire industriel en France ont augmenté de 29,9% par rapport à 2012 et globalement doublés par rapport à 2008
  • 117 partenaires industriels recensés dont 22 à l’étranger
  • 65 programmes institutionnels en cours
  • Le nombre de publications dans des revues scientifiques internationales a crû de 6 % par rapport à 2012, de 36% par rapport à la moyenne sur la période 2004-2011. Le nombre des citations dans des journaux internationaux à comité de lecture a crû de 15 % par rapport à 2012
  • 34 thèses ont été passées et la moyenne de préparation est passée à 40,3 mois, contre 48,5 mois en 2012
  • 115 doctorants préparent actuellement une thèse au sein de l’IRTES
  • 21 chercheurs ont été invités en 2013, en provenance de 10 pays différents pour une durée totale de 71 mois d’échange

L’IRTES n’en a pas pour autant réduit son activité dans le cadre de programmes institutionnels qui l’associe à de multiples partenaires à la fois universitaires, institutionnels et industriels. En 2013, l’unité décrochait des fonds dans le cadres trois grands programmes, l’ANR (Agence nationale de la recherche), le FUI (Fonds unique interministériel) et le 7e PCRD (Programme cadre de recherche et de développement). Portant ainsi à 65 le nombre de programmes institutionnels auxquels les chercheurs sont associés. Cette activité a d’ailleurs conduit, globalement, à la création de 69 équivalents temps plein (ETP) afin de venir en appui aux personnels statutaires travaillant sur ces programmes.

irtes134 thèses soutenues en 2013 et une baisse du temps pour les préparer

Autre point positif de ce bilan annuel, 34 thèses ont été soutenues l’an dernier, autre « record » même si, nuance Ghislain Montavon, le nombre dépend essentiellement des capacités de financement, obtenus au travers de contrats doctoraux mais également via des programmes institutionnels (ANR, FUI, 7PCRD, etc.). Celui-ci note aussi que l’IRTES souhaite encore « diminuer la durée moyenne de préparation des travaux », malgré une « amélioration sensible » puisque celle-ci est tombée à 3 ans et 4 mois environ contre 4 ans environ en 2012. Rappelons que pour des thèses relevant du domaine des sciences pour l’ingénieur, la durée nominale visée est de 3 ans, et qu’elle est de 4 ans en sciences humaines et sociales.

L’unité de recherche accueillait l’an passé 138 doctorants, dont 11 dans le cadre de thèses CIFRE, 12 en cotutelles et 32 dans le cadre du Chinese Science Council, dispositif financé par la fondation chinoise des bourses et destiné à encourager les échanges en thèse entre la Chine, les UT et les INSA* de France. À la rentrée 2014, 9 doctorants viendront d’ailleurs débuter une thèse à l’IRTES dans le cadre de ce dispositif. Aujourd’hui, 115 doctorants poursuivent leurs travaux de thèse au sein de l’IRTES.

* Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur
* Institut national des sciences appliquées

Crédits

Un article de Camille Pons
Crédits photos : Marc Barral Baron / Irtes UTBM / DR

  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *