Les deux « pilotes » du projet du collège doctoral franco-allemand, Ghislain Iste, assistant du directeur à la recherche, et Tommy Eisenhardt, responsable de la faculté mécanique et mécatronique à l'université des sciences appliquées de Karlsruhe, en séance de travail les 14 et 15 janvier à l'UTBM

L’UTBM et l’Université de technologie de Karlsruhe, bientôt unis par les liens du doctorat ?

Les deux « pilotes » du projet du collège doctoral franco-allemand, Ghislain Iste, assistant du directeur à la recherche, et Tommy Eisenhardt, responsable de la faculté mécanique et mécatronique à l’université des sciences appliquées de Karlsruhe, en séance de travail les 14 et 15 janvier à l’UTBM

 C’était leur première rencontre. Après une dizaine de rendez-vous téléphoniques. L’un appartient à la grande « famille » de l’UTBM, l’autre œuvre pour l’université des sciences appliquées de Karlsruhe. Ce qui les unit ? Créer un collège doctoral franco-allemand qui rapprochera deux laboratoires que 240 km séparent. Pour ce faire, ils ont répondu à l’appel à projets lancé par l’université franco-allemande.

Quel est l’intérêt de créer ce collège doctoral ?

Tommy Eisenhardt.  Nos deux établissements co-encadrent déjà un doctorant qui effectue un travail de recherche sur la durée de vie des batteries. Lorsque l’université franco-allemande (www.dfh-ufa.org) a lancé l’appel à projets, nous avons vite perçu l’intérêt de créer ce collège : il nous oblige à organiser nos collaborations, il nous permet d’obtenir des financements supplémentaires sur la thématique de l’efficacité énergétique des transports et il favorisera le développement de synergies entre laboratoires et la mutualisation de nos dispositifs de mesures, bancs de tests, méthodes, etc. Ce qui permettra d’avoir une recherche plus performante. Et à terme, de pouvoir postuler en commun sur de gros appels d’offres internationaux.

Ghislain Iste. Tout comme il favorisera les rencontres entre chercheurs de nos laboratoires, notamment à l’occasion d’un séminaire annuel de restitution des travaux et des activités, ce  collège permettra de rajouter un « label » sur le diplôme qu’obtiendront nos doctorants.

Comme son nom l'indique...

… « Mobilité, Transport et Efficacité Energétique », le nom retenu pour ce futur collège doctoral, fait référence à la thématique qui sera au cœur des projets de recherche qui seront menés par les doctorants. Le collège rapprochera ainsi les laboratoires qui ont fait de ce thème l’une de leurs spécialités, l’IRTES côté UTBM et l’Institut für Energie effiziente Mobilität (IEEM)  côté allemand, ainsi que l’école doctorale SPIM (Sciences physiques pour l’ingénieur et microtechniques).


Mutualiser nos dispositifs de mesures, banque de tests, méthodes, etc., pour avoir une recherche plus performante.  Tommy Eisenhardt

 

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Une « partition » écrite à quatre mains que joueront, si tout va bien, trois chefs d’orchestre : l’UTBM, l’université des sciences appliquées de Karlsruhe et l’école doctorale SPIM (Sciences physiques pour l’ingénieur et microtechniques)

Mais en quoi est-ce un plus par rapport à une co-tutelle ?

G.I. Un programme plus encadré, avec des périodes minimales à effectuer à l’étranger, un catalogue commun de formations dans lequel le doctorant pourra créer son programme individuel, le renforcement des échanges entre les encadrants et les équipes qui prendront l’habitude de travailler ensemble, seront des gages de qualité supérieurs à une simple co-tutelle.

 

T.E. Et rien n’empêchera un doctorant de trouver un 3e établissement pour décrocher un double-diplôme de docteur.

 

Un label de qualité qui dépasse la co-tutelle grâce à un programme plus encadré et des échanges plus importants entre laboratoires.  Ghislain Iste

Qu’est-ce qui va caractériser la formation doctorale dans le cadre du collège ?

G.I. En plus des cours liés au sujet de recherche et de modules d’insertion professionnelle, les doctorants bénéficieront d’une formation linguistique pour préparer leur séjour à l’étranger.

T.E. Ils seront aussi sensibilisés à des manières de travailler différentes, confrontés à d’autres méthodes… L’immersion dans un laboratoire étranger les préparera également à bien gérer l’internationalité dans une équipe.

Vous visez combien « d’entrées » ?

GruenerCampus_10_HsKA-1900pxT.E. Entre 5 et 10 doctorants par an*. La labellisation du collège doctoral nous permettra de financer les frais de séjours à hauteur de 600 euros par mois et des indemnités d’expatriation jusqu’à hauteur de 1300 euros par mois pour deux doctorants qui resteront 18 mois dans le laboratoire étranger.

Entre janvier et octobre 2014, date de résultat de l’appel à projets, le dossier sera-t-il rangé dans un placard ?

G.I. Non ! Parce qu’il va falloir trouver des chercheurs qui soutiennent le projet et accompagnent des doctorants sur ces thématiques. Je prévois d’aller taper fort aux portes des chercheurs pour les mobiliser et trouver les sujets de recherche sur lesquels plancheront les premiers doctorants dès la fin de l’année !

T.E. De mon côté, j’aimerais transposer à Belfort une partie de l’école d’été de Karlsruhe, organisée autour de la problématique de la gestion de l’énergie dans les transports. En programmant notamment des visites de laboratoires et d’industriels tel Alstom. Ce qui permettra déjà de créer un « esprit franco-allemand ».

* L’appel à projets prévoit un quota de 15 doctorants maximum

Contacts // crédits

Ghislain Iste, UTBM, Direction à la recherche
Tél : 03 84 58 30 65
ghislain.iste@utbm.fr

Un article de Camille Pons
Crédits photos : Francois Jouffroy / UTBM
T. Schwerdt/Athena / Karlsruhe

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