TIGA : un projet en bonne voie pour le nord Franche-Comté

« Transformation d’un territoire industriel. Création d’un écosystème d’innovation et développement des green technologies », tel est le nom du projet local retenu au titre de l’appel à manifestation d’intérêt Territoire d’Innovation de Grande Ambition (TIGA). Ce projet met en scène de nombreux acteurs du nord Franche-Comté, collectivités, entreprises et établissements d’enseignement supérieur, travaillant en synergie pour mettre en valeur les atouts et les compétences de tout un territoire, et motivés par une vision d’avenir commune.

Une année de prépa pour l’UTBM

Comme pour bon nombre d’examens, décrocher la mention TIGA suppose le passage successif de plusieurs étapes. La présélection d’un dossier a déjà de quoi réjouir, prouve que l’on est sur la bonne voie et donne l’énergie nécessaire pour poursuivre les efforts engagés. C’est ce premier stade qu’a atteint le projet Transformation d’un territoire industriel. Création d’un écosystème d’innovation et développement des green technologies, qui concerne l’ensemble du nord Franche-Comté. Inscrit sur une liste nationale de 120 projets candidats, il a d’abord passé avec succès l’examen de son dossier, une épreuve ramenant à 44 les candidats en lice, puis a convaincu lors de l’oral : le projet comtois fait partie des 22 dossiers français admis à bénéficier de l’aide financière accordée par la Caisse des Dépôts pour préparer au mieux leur évaluation de fin de parcours. L’aide est substantielle : chacun se verra attribuer jusqu’à 400 000 € pour lui permettre de peaufiner contenu et argumentation, en vue de la grande finale organisée à l’automne prochain. Lors de cette ultime épreuve, à laquelle tous les dossiers pourront à nouveau concourir, qu’ils aient ou non dans un premier temps obtenu cette aide, dix à douze projets seront définitivement retenus. Le programme TIGA est inscrit au troisième Programme d’Investissements d’Avenir (PIA3) mis en œuvre par l’Etat ; il est doté d’un budget global de 450 millions d’euros sur dix ans. On connaissait les LabEx, EquipEx et autres projets financés au titre des PIA : ceux-là sont portés par des universités et des laboratoires de recherche. Le projet TIGA sont, eux, portés par des collectivités territoriales, ici pour l’instant le Grand Belfort et PMA, le Pays de Montbéliard Agglomération, demain par le Pôle métropolitain en cours de structuration.

Une stratégie concertée pour le territoire

Si la mise en œuvre du challenge et le déroulé des épreuves semblent un rien complexes, il faut retenir que l’enjeu est de taille et que la démarche engage tout un territoire vers son avenir. Le projet du nord Franche-Comté mobilise la réflexion et l’énergie, et saura porter ses fruits, qu’il soit ou non couronné de succès à l’arrivée. « Nous devons dépasser les difficultés que connaît notre bassin économique, et nous préparer aux mutations que suppose l’industrie 4.0, entre autres », explique Pierre Lamard, qui, aux côtés de Ghislain Montavon, fait partie du comité de pilotage TIGA. « Outre le Grand Belfort et PMA, le projet implique les industriels, l’université de Franche-Comté et l’UTBM, et devrait aussi concerner les citoyens, avec la volonté commune de tirer parti des forces du territoire pour se préparer aux enjeux de demain. »

L’hydrogène, comme vecteur d’énergie au service des green technologies, est l’un des fers de lance des recherches menées dans le nord Franche-Comté. Ces travaux concernent le transport, notamment avec la mise au point et l’intégration de piles à combustible (PAC), et le bâtiment, avec la mise en œuvre de constructions privilégiant l’économie d’énergie. « Nous étudierons les conséquences du plan d’innovation concernant les green technologies à la fois pour le territoire, pour l’emploi et pour la vie quotidienne des citoyens », précise Pierre Lamard. Par ailleurs, la philosophie que porte aujourd’hui l’esprit maker, que matérialisent les moyens de l’OpenLab de l’UTBM, sera mise à profit de façon transversale dans tous les projets d’innovation. « TIGA fait émerger une stratégie consensuelle partagée par tous les acteurs impliqués dans le projet. Que le dossier soit élu ou non, qu’il soit possible de bénéficier par ce biais de moyens supplémentaires ou pas, cette stratégie permettra dans tous les cas d’engager des transformations en faveur de l’avenir du territoire », souligne Pierre Lamard.

Crédits

Un article de : Catherine Tondu
Crédits photos : PSA Group, Alstom et Samuel Carnovali / UTBM

 

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